Ces villes où les prix de l’immobilier continuent de grimper

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INFOGRAPHIES - Dans une ambiance de baisse des prix immobiliers, le pourtour méditerranéen et certaines villes proches de Paris, font de la résistance.

Ces villes où les prix de l’immobilier continuent de grimper

INFOGRAPHIES - Dans une ambiance de baisse des prix immobiliers, le pourtour méditerranéen et certaines villes proches de Paris, font de la résistance.

La baisse des prix de l’immobilier se propage partout en France. Mais plusieurs villes résistent encore et toujours à cet «envahisseur». C’est notamment le cas du pourtour méditerranéen où les prix des appartements anciens grimpent entre 6 et 10% par rapport aux trois premiers mois de l’année dernière, selon les notaires de France (voir ci-dessous). Ainsi, à Toulon, les prix ont augmenté de 10% (à 2580 euros le m²), de 8,9% à Marseille (3130 euros le m²), de 8,8% en Corse du sud (à 3840 euros) (en l’absence de données pour une ville en particulier, NDLR) ou encore de 7,8% à Nice (4620 euros le m²). Autres exemples: dans le nord de la France, +6,8% à Lille (3850 euros le m²) ou à Amiens (+7,6% à 2380 euros), ou dans le Centre: +7,7% à Orléans (2640 euros le m²) ou +8,7% à Dijon (2600 euros le m²).

Même constat pour les maisons anciennes (voir ci-dessous): comptez 315.000 euros (+6,8%) à Angers ou près de 400.000 euros à Marseille (+4,7%). Preuve que la canicule qui sévit dans cette partie de la France, n’a pas encore d’effet sur les prix de l’immobilier. Au contraire, ces villes «profitent encore de leur attractivité naturelle», soulignent les notaires, et résistent à l’ajustement annoncé des prix à l’œuvre dans les autres grandes métropoles. Mais pour combien de temps?

Aux vendeurs de baisser leur prix

Le pourtour méditerranéen devrait continuer de résister à la baisse des prix même s’il ne sera plus question d’envolée. La faute à des taux de crédit de plus en plus élevés. En revanche, les autres villes où les prix grimpaient encore ces derniers mois, devraient rentrer dans le rang cet été. C’est le cas par exemple à Rouen ou à Nantes où des baisses d’environ 4% pour les appartements sont attendues à fin juillet 2023, sur un an et à Lyon avec un recul de -3%. Côté maisons, la chute sera plus sévère: entre -4% et 9% à Angers, Saint-Étienne, Nantes, Lille, Dijon, Toulouse, Rouen ou encore Strasbourg, prédisent les notaires de France. Quid de la région parisienne? Appartements ou maisons, tout le monde sera logé à la même enseigne. Les prix des premiers cités devraient reculer d’environ 5%, fin juillet, sur un an, et de plus de 3% pour les seconds.

 

Au niveau national, une baisse de 1,4%, fin juillet sur un an, est attendue pour les appartements et de 0,7% pour les maisons. Conséquence de la chute des ventes qui devraient, pour la première fois depuis trois ans, passer sous la barre du million, à 950.000 transactions. Ce qui, au vu de la période pré-Covid, reste exceptionnel. «La période des prix haussiers, dopés à des taux anormalement bas, est bel et bien révolue, avertissent les notaires de France qui constatent «partout un retour de la négociation et une augmentation des délais de vente». Pour eux, le marché se débloquera «lorsque les vendeurs accepteront de baisser leur prix, ce qui, au regard des hausses des dernières années, n’a, pour le moment, rien de rédhibitoire.»

 

 

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